Faure Gnasingbé à Sokodé. Image @Allon-y

Une semaine après le démarrage de la campagne électorale, Faure Gnassingbé était à Sokodé ce 13 février 2020. Une étape clé pour qui observe l’actualité togolaise ces trois dernières années. La ville de Sokodé, chef-lieu de la région centrale a souffert le martyr des soubresauts politiques. « J’aime Sokodé », la phrase qui résume tout d’un candidat perplexe et ému !

Il y était attendu, il y est allé ! Faure Gnassingbé s’est rendu ce jeudi 13 février à Sokodé. Le candidat d’UNIR, président de la République a pu parler directement à une population martyrisée par des violences politiques d’une gravité exceptionnelle depuis 2017. Sans langue de bois, le candidat du parti au pouvoir a confié venir à Sokodé, la gorge noué !

« Comment ne pas être ému en retrouvant Tchaoudjo ? Comment ne pas être surpris en étant accueilli comme vous l’avez fait aujourd’hui ? Dire que je m’y attendais serait mentir. En venant j’étais perplexe », a déclaré le candidat.

« Il y a des moments où les discours sont fades et insuffisants pour traduire la réalité », a lancé Faure Gnassingbé dès sa prise de parole. Pour dire combien il est ému de voir Sokodé l’accueillir dans une liesse populaire.

« Vous venez de m’offrir aujourd’hui le plus beau cadeau depuis le début de cette campagne électorale », a déclaré le candidat. Car, comment rester indifférent face à  cette ville qui a tant souffert pour la cause politique ces derniers mois, lorsqu’elle se mobilise à ce point pour la même cause ? Pour Faure Gnassigbé, le message de Tchaoudjo veut traduire sa victoire au soir du 22 février. Il a vu dans cette mobilisation que « quoi qu’il arrive, Tchaoudjo n’a qu’un seul choix, Tchaoudjo n’a qu’une seule parole ».

Revenant brièvement les événements qui ont meurtri la ville, Faure Gnassingbé a appelé à l’unité. Il a déploré ces événements tragiques. Il a exprimé sa compassion aux blessés. Puis, ce geste fort qui marquera la campagne 2020, la minute de silence en mémoire des disparus !

« J’ai tenu à faire ce geste parce que nous devons savoir qu’à chaque fois que nous nous opposons avec violence, il n’y a jamais de gagnant, il n’y a jamais de perdant ; c’est toujours le Togo qui perd, car rien de ne peut justifier, rien ne peut mériter de sacrifice suprême ; sauf si nous sommes attaqués de l’extérieur, si ce n’est pour défendre la mère patrie quand elle est attaquée », a insisté le candidat d’UNIR

Pour finir Faure Gnassingbé a souhaité que le 22 février vienne clore cette page sombre de Sokodé. Pour président Faure Gnassingbé, cela passera aussi par la réparation des tords. « Après la pluie, vient le beau-temps », a déclaré le candidat comme pour dire « les beaux jours ne sont pas finis ».

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