Le ministère de l’économie et des finances a procédé au lancement de la phase technique du projet d’appui au mécanisme incitatif de financement agricole fondé sur le partage de risques (proMIFA). Pour le bon déroulement de ce projet, il a été organisé un atelier qui se tient du 3 au 6 février 2020 à Lomé.

Cette rencontre a pour but de réunir l’ensemble des acteurs  sur les éléments fondamentaux du contenu du projet d’approche et de démarche pour convenir de la façon dont le projet peut être mis en œuvre afin d’atteindre les objectifs fixés.

Au cours de l’atelier, il va être question de leur permettre d’avoir une bonne connaissance du projet et des acteurs directs de la mise en œuvre. Les participants doivent aussi se familiariser avec les procédures et règles en matière de passation des marchés, de gestion financière, de suivi-évaluation et de ciblage.

Raison pour laquelle, tout l’atelier va être meublé de présentation des différents aspects qui constituent des éléments indispensables à la mise en œuvre du projet. Apres l’atelier, l’aspect concret du proMIFA va être déclenché. Cela va commencer par une campagne d’information, de communication et de sensibilisation à l’endroit du grand public pour informer tous les intéressés sur l’offre du service du proMIFA et du MIFA.

Selon le directeur pays du Fond international de développement agricole (FIDA) pour le Benin, le Mali et le Togo, Jean Pascal Kabore, les acteurs intéressés devront s’adresser au mécanisme mise en place sur le terrain pour faire part de leur préoccupation. Ce qui va se transformer en financement pour le développement  en se basant sur la campagne en question.

Toutefois, le projet se décompose essentiellement en deux phases. La première permet de tester le mécanisme et s’étend sur 2 ans et la deuxième ;  la phase de la mise en œuvre.

Selon le coordonnateur du proMIFA, Ayao Midekor, d’ici mars, un certain nombre de filiales vont être déterminés suite à une étude faite par le Fond des nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Selon ses explications, ce processus devra être le fruit d’une convention  qui va lier le proMIFA et la FAO.

« Tout cela pour lancer les activités sur les deux ans prévus pour le proMIFA et de faire en sorte que FIDA prenne la relève », a précisé M. Midekor.

Le proMIFA a été conçu pour les producteurs qui n’arrivent pas à avoir le financement pour leurs entreprises et qui  n’ont pas l’appui suffisant pour pouvoir rentabiliser leurs activités et gagner en productivité.

L’initiative devra toucher environ 50 000 ménages représentants 300 000 bénéficiaires directs issus des groupes démunis des exploitations familiales rurales, des organisations professionnelles ainsi que des exploitations et micros entreprises agricoles.

Il est financier d’un coût global de 20,235 milliards de francs CFA. Le gouvernement togolais y contribue avec 2,293 milliards de francs CFA.

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