La commission électorale nationale indépendante (CENI) plus que jamais en alerte, à moins de 72 heures du scrutin du 22 février. En témoigne l’alerte au piratage que vient de donner l’institution, justifiant l’annulation de la compilation des résultats par voie électronique.

Alors que les critiques allaient bon train depuis mercredi, après l’annulation subite du système de sécurisation électronique des résultats provisoires par le procédé SINCERE, la CENI remet les pendules à l’heure. Elle justifie donc sa décision et met fin au débat. Dans un communiqué publié ce jeudi, l’institution a évoqué un «  risque très élevé de piratage du dispositif installé à la CENI ».

Le SINCERE a vocation à sécuriser la remontée des résultats vers la CENI. Le dispositif permettrait « d’obtenir des images ou des vues des résultats à la fin de chaque traitement dans les bureaux de vote et dans les CELI, en attendant l’acheminement des procès-verbaux », a rappelé l’institution. Face à la menace de piratage, Tchambakou Ayassor et son équipe s’en remettent à l’acheminement physique des procès-verbaux au siège de l’institution à Lomé.

Entre la rapidité et la fiabilité, la CENI prend la deuxième option.

Le 18 février, la CENI avait annoncé l’annulation du SINCERE, au grand étonnement de plus d’un. La veille, l’institution s’est montrée rassurante devant la Presse. Elle avait soutenue être prête pour l’administration du scrutin du 22 février. Aussi, l’institution avait-elle émis le vœu de proclamer au plu site les résultats provisoires. Au nombre des dispositions prises à cet effet, la remontée des résultats par voie électroniques. C’est donc pour la CENI un canal de moins sans nul doute.

Mais l’institution garde pour priorité la fiabilité des résultats. Aussi, fait-il le pari d’un acheminement des procès-verbaux par voie physique. Ceci, en restant dans sa logique d’organiser un scrutin fiable dont les résultats ne soient l’objet d’aucune contestation.

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