Le Togo vient de proposer un cadre de promotion des racines et diasporas africaines. Au 33è sommet de l’Union Africaine, le ministre Togolais des Affaires Etrangères, de l’intégration africaine et des Togolais de l’extérieur, Robert Dussey a présenté le projet à l’UA, au nom du président de la République, Faure Gnassingbé.

L’initiative dite « Cadre de Lomé » devra permettre de programmer de manière périodique les événements de chaque pays africains. Il est donc une vitrine de promotion des agendas des Etats et permettra d’en assurer une forte participation. L’idée de Lomé, c’est d’assurer une meilleure coordination des événements internationaux que chaque Etat africain organise. Une sorte de synergie pour faire valoir, de manière solidaire, les capacités de chaque pays.

Dans cet élan, Robert Dussey a expliqué que le Cadre de Lomé se veut une démarche inclusive. Elle vise surtout à associer les personnes de racines africaines, les diasporas donc à ces événements. Logique, le Togo qui a lui-même réussi à réunir sa diaspora autour d’une ambition commune de développement, pense que l’Afrique y gagnera davantage en adoptant cette même démarche. Partout au monde, des talents d’origine africaine s’expriment. Et, quelques fois, le continent ne bénéficie pas de la créativité de ces talents. Le Cadre de Lomé se veut être un nouvel élan dans la connexion entre les africains de la diaspora et le continent.

Dans une note publiée ce lundi 10 février, le ministère Togolais des affaires étrangères s’est réjoui de l’adhésion de bon nombre de pays à cette initiative. « Un consensus s’est dégagé sur la mise en place d’un comité de haut niveau pour préparer le contenu et les conditions de mise en œuvre de cette plateforme panafricaine », lit-on dans la note du ministère.

Ainsi donc, les Etats ont lancé un appel à propositions en vue de recueillir des projets. Ces projets, une fois étudiée, seront inscrits dans l’agenda continental de la décennie des Racines et des diasporas africaines. Le Cadre de Lomé se positionne aussi comme un outil de redynamisation de la coopération interafricaine. Il a un double avantage d’autant plus qu’il permet en même temps d’impliquer plus activement les afro-descendants dans les affaires du continent. Un continent qui a désormais l’impératif devoir d’agir d’une manière cohérente pour sortir de l’ornière.

Comme dans bien d’autres cas, le mérite revient au Togo de lancer l’idée. Fort de son expérience dans l’organisation de sa propre diaspora, le pays peut se targuer d’avoir de l’expertise à revendre à ses pairs. Le Cadre de Lomé, doit-on le souligner, est aussi le fruit d’une diplomatie togolaise active.

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