Faure Gnassingbé, visitant le CHR d'Atakpamé- Illustration. Photo : DR

Contractualisation dans les hôpitaux : ce qui a changé à Atakpamé

Le centre hospitalier régional d’Atakpamé est l’un des trois premiers hôpitaux à expérimenter la contractualisation. Lancé en juin 2017, le projet devrait répondre aux défis du système sanitaire devenu chaotique. Une fois le diagnostic posé, le gouvernement avait rassuré que c’était le seul moyen pour offrir des soins de santé de qualité aux populations ; tout en faisant des hôpitaux des centres de santé digne de nom. Près de trois ans après, les résultats confirment cette vision gouvernementale. A Atakpamé, les populations l’ont témoigné !

Le Centre hospitalier régional (CHR) d’Atakpamé a changé de visage ! Ce, à tous les niveaux. Dans un document-bilan diffusé par la chaine nationale, on pouvait voir des patients et accompagnateurs témoigné du changement radical remarqué dans l’accueil ; les soins et les infrastructures. Pour en arriver là, il fallait avaler l’amère pilule de la contractualisation prescrite par le gouvernement.

CHU Sylvanus Olympio de Lomé, CHR d’Atakpamé et CHP de Blitta. Trois points de départ de la contractualisation. En lançant le projet, les autorités togolaise, par le ministre en  charge de la santé, ont rassuré qu’il n’était question de privatiser les hôpitaux publics. Dubitatifs au départ, personnel soignant et populations peuvent se rassurer à l’heure du bilan.

Ce qui a changé au CHR d’Atakpamé

En deux ans, le CHR d’Atakpamé a connu une révolution dans sa gestion et dans son organisation. Un changement structurel avec des résultats tangibles. Gestion collégiale et inclusive, l’implication du personnel ; la réunion périodique des administrateurs… « Les choses ont changé et avancent dans le bon sens. La gestion est transparente », souligne les responsables de l’établissement.

Conséquence, le CHR d’Atakpamé peut désormais faire du bénéfice qu’il investit dans les équipements ; des salaires et autres. L’approche contractuelle a donc amélioré par conséquent les prestations. 15 millions d’arriérés de salaires ont été rattrapés quelques mois après la mise en œuvre du projet. Trois mois d’arriérés d’indemnités (primes), soit 14 millions 880 mille ont été payés. A cela s’ajoute l’achat de deux concentrateurs d’oxygène (à la pédiatrie et à la médecine générale) pour 2 millions de FCFA.

Le CHR s’est doté également de tables multiparamétriques pour surveiller les constantes des personnes en coma. Outre les équipements, l’hôpital a subi des travaux de réaménagement et de réhabilitation. Une salle de réveille de plus de 9 millions est désormais opérationnel pour la section de la chirurgie. La pharmacie autre fois logé en dehors du CHR y est ramenée, réduisant le temps de procuration des produits. Ce qui naturellement a un impact positif sur la prise en charge des malades et donc sur leur santé.

Le secteur de la santé est un secteur qui a besoin de grandes réformes. A plusieurs reprises, des voies de solutions n’ont pas abouti. Avec la contractualisation, le gouvernement a sans nul doute trouvé la bonne formule. C’est donc pourquoi, une dizaine d’autres hôpitaux vont expérimenter ce mécanisme. Pour le Professeur Mijiyawa, la contractualisation n’est pas une privatisation. Mais elle va dans le sens de la bonne gestion, principal défi du système sanitaire au Togo.Zone contenant les pièces jointes

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here