Noël Koutéra Bataka, Ministre de l'agriculture- Photo , Dr

Au ministère de l’agriculture, de la production animale et halieutique plus rien n’est laissé au hasard dans la politique agricole du pays. Noël Koutéra Bataka et ses collaborateurs multiplient les initiatives pour encourager plus de jeunes à croire en l’agriculture. Janvier dernier, s’est tenu le tout premier forum agri preneur à Kara. Alors que l’on attendait 5000 candidats, les organisateurs en ont reçu bien au-delà…

Ils étaient presque 8000 à s’enregistrer pour prendre part au programme agri preneur au Togo. Le projet a pour but de permettre aux jeunes entrepreneurs du secteur agricole de devenir des champions dans leurs filières. Dès lors, ils pourront contribuer à la sécurité alimentaire, à réduire le déficit de la balance commerciale et contribuer à l’inclusion sociale. Seulement, ce qu’ont prévu les initiateurs se trouvera vite submergé par l’engouement des jeunes. Et cela s’explique. Le gouvernement togolais cherche à faire de l’agriculture un secteur déterminant dans le développement du pays. D’importants investissements sont consacrés ces dernières années au secteur.

Si en réalité, dans un premier temps, il s’agit de dégager 150 jeunes entrepreneurs pour l’agro parc de Kara, le forum agri preneur vise essentiellement la formation et la sensibilisation des jeunes entrepreneurs du secteur agricole. Ces jeunes sont ainsi appelés à agir davantage dans la transformation de l’agriculture togolaise. L’ambition des gouvernants, c’est de construire une chaîne de valeur autour de chaque filière. La filière Soja est par exemple déjà sur la bonne voie.

Avec l’incubation des projets des 150 agri preneurs prévus à l’issue du forum de Kara, trois autres filières seront amenées à développer davantage de valeur ajoutée : la filière avicole, celle de la piscicole et de l’apicole.

La tendance est à l’érection de véritables entreprises agricoles. Enjeux, la production en quantité, en qualité et la transformation. Avec plus de 40% du PIB provenant de l’agriculture et 60% des emplois créés, l’agriculture est incontestablement un moteur de croissance à encourager au Togo. Si les agriculteurs montrent de plus en plus de détermination à faire du secteur un secteur viable, de son côté, le gouvernement s’acharne à mobiliser les ressources financières pour un meilleur accompagnement ; sans compter les mécanismes mis en place.

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